Notre Inde rêvée
Deux amoureux, Pascal et Fanny, rêvant depuis toujours de partir en Inde. Avec une amie, Claire, nous partons en première intention à Calcutta pour faire du bénévolat auprès des missionnaires de la Charité de Mère Teresa. La découverte du pays, de la culture indienne et des populations est notre principale souhait. Nous profiterons de la dernière moitié de notre séjour pour découvrir quelques grandes villes du Nord de l'Inde, telles que Delhi et son quartier de Pahar Ganj, Agra et son majestueux Taj Mahal, Varanasi, la ville mystique... Nous esperons, à travers ce blog, présenté sous forme de carnet de voyage, vous faire partager notre amour pour l'Inde et nos ressentis sur ce premier séjour en tant que routards.

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10e jour – Visite de Calcutta – Mercredi 3 Juin 2009

Après ces premiers jours aux dispensaires. Nous étions déjà bien fatigués, surtout Pascal et moi mais Prem Dam est réputé comme le centre le plus difficile, la chaleur n’arrangeant rien. Nous décidons donc de prendre notre jour de repos, sachant que nous iront visiter la léproserie sur notre jeudi de congé. Claire, se sent de continuer un jour de plus à Shishu Bhavan.La matinée sera donc calme. Nous partons tous les trois après le déjeuner, à pied, direction Park Street, la rue chic de Calcutta, perpendiculaire de AJC Bose Road, en direction du nord.

  Nous flânons dans quelques boutiques, à Levis Store, les jeans reviennent à 30 € seulement ; nous allons au music store pour acheter de la musique indienne, un vendeur nous conseille. On ne connaît pas, on verra bien.

 

 

 

 

 


Victoria Memorial

Je voudrais vraiment manger de la nourriture « ultra-occidentale » : j’ai envie d’un mac-do ! C’est partie ! mais devant la caisse, je suis dégoutée : pas de bœuf ! évidemment ! et oui, c’est sacré ! Adieu mon royal cheese rêvée…. Je me lance pour un Mac Grilled Chicken et Pascal choisi le Mac Tikka Maloo. Quelle surprise déjà quand on ouvre l’emballage : drôle de tête. Le tikka est une galette vététarienne toute verte et molle, avec une odeur à l’indienne… Mon poulet grillet, lui, n’est pas grillé mais tout mou aussi, avec une saveur très épicée : je ne peux pas le manger. Bon, le mac do, ça, c’est fait.

 

On s’en va visiter le Victoria Memorial.  On continue notre route, toujours à pied, car on est saturé des taxis qui se payent franchement notre tête. Ils jouent aux abrutis avec nous, ne sachant soit-disant jamais où se trouve la rue demandée (AJC, Park Street et Suddder Street sont pourtant des rues très connues) mais on a compris leur jeu. En plus, ils nous annoncent systématiquement le double, voir le triple du prix normal et ils refusent presque tous d’utiliser le metter (le compteur).  

A la fin de Park Street, nous allons longer le parc Maidan qui va jusqu’au monument. Il est vraiment très grand. Beaucoup de couples d’amoureux viennent s’y retrouver, à l’abris de tout regard, derrière un parapluie ou un buisson… S’afficher dans la rue est mal vu et dérange, car Calcutta est avant tout une ville musulmane.

 

 

 

 

 

 

On s’approche du mémorial mais on a du mal à trouver l’entrée : la plupart des jardins qui l’entourent sont fermés au public et on ferra finalement tout le tour pour y accéder. Le prix de l’entrée pour les étrangers est de 150 roupies – seulement 10 roupies pour les indiens – c’est rageant. D’ailleurs, le routard précise bien que cette taxe majorée pour les touristes, sert à réunir des fonds pour sauvegarder LEURS sites et monuments (mais commençant à comprendre le système indien, on a des doutes sur la destination de ces fonds…)

 

Les jardins entourant le bâtiment sont magnifiques, il y a des familles qui pique-niquent sur la pelouse au bord d’un étang ou sous un arbre. Nous visitons l’intérieur du Victoria Mémorial dédié à la reine Victoria pendant son règne sous l’empire colonial britannique. Il y a des gravures et des photos montrant la construction de la ville.


 

En partant, nous choisissons de prendre un taxi car le retour a pied n’est pas envisageable. Encore la même galère, on en voie un, deux, trois. Une femme indienne vient à notre secours, à la demande de sa fille qui a pitié de nous. Elle ré explique en hindi le nom de la route au chauffeur. Il fait encore le bêta quelques secondes puis soudain une lumière : il se rappelle du chemin. Elle exige ensuite qu’il mette le compteur. Après une petite hésitation, il accepte de nous ramener chez nous. En chemin, il nous demande d’où on vient. A notre réponse, il nous dit « ah ! Zidane ! World cup 2006 ! » Son coup de boule est international. Ce gars là était plutôt sympa.

 

 

  

Le soir, on prend notre repas à la guest house, comme tous les soirs désormais. Cuisine familiale bengalaise pour 80 roupies (La moitié d’un petit resto bon marché). En plus on est sur place. Pas de galère pour rentrer tard le soir.



Publié à 10:02, le 5/06/2009 dans Calcutta, Kolkata
Mots clefs : leproseriemissionBénévolesdispensaireDehlivaranasivoyage
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J6 : on déménage ! – Samedi 30 Mai 2009

 

Samedi est une journée off pour nous. Parce qu’on doit rendre la chambre d’hôtel avant midi, on ne pouvait pas commencer dans le dispensaires aujourd’hui. Au moins on souffle car le trajet de train a été un peu fatiguant. On y dort pas beaucoup, surtout quand le train prend une bonne accélération au milieu de la nuit, tel un TGV, mais…. c’est loin d’être un TGV ! et les rails, posés par les colons britanniques à l’époque, ne sont quasiment pas entretenus. Bref, en Inde, qu’on soit piéton, en auto rickshaw ou train, il faut avoir le cœur bien accroché et avoir une bonne assurance vie.

 







Donc ce matin, après une nuit étouffante, on prend un breakfast au Blue Sky Cafe, qui nous a bien plu la veille ; les lassis à la banane sont divins. On fait vite un passage au cyber café du coin puis on décolle pour notre jolie guest house. On s’y installe tranquillement puis une bonne sieste.

 

 

 


On décide quand même d’aller faire un tour dans notre nouveau quartier (le sud de Kolkata), et d’acheter de quoi manger. Bonne idée alors que la pluie commence à tomber ! On n’a pas peur, on enfile le poncho et zou sous la pluie ! A peine franchis le portail, des seaux d’eau nous tombent dessus. Le poncho ne serre pas vraiment, les pantalons sont trempés et on a beau éviter les flaques, on se retrouve vite coincés dans de minis lacs au bord des trottoirs. On est obligés de marcher dedans si on veut retrouver la route. Il y flotte on ne sait quoi ; mieux vaut ne pas savoir… Au retour, se serra désinfection totale des pieds. Heureusement qu'on a fait le rappel du tétanos avant notre départ !







On finit par tomber sur une supérette de quartier ; on va s’y mettre à l’abris. Les indiens nous dévisagent comme des curiosités. « Oh ! des blancs ! bien étrange…» Pendant nos courses, on se sent épié, surveillé dans nos moindres mouvements. C’est vraiment  dérangeant. La pluie s’est arrêtée ; on part vite retrouver Simone qui rencontre pour la première fois les journalistes. Allez ! demain on se lève tôt.


 

Publié à 10:55, le 4/06/2009 dans Calcutta, Kolkata
Mots clefs : Missionnaires de la Charitémere teresaguest housemissionbénévolatBénévolesdispensairevoyage
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4e jour - depart pour Calcutta - Jeudi 28 mai 2009

 

A l’inverse de la veille, réveil aux aurores à 5h30 avec une chaleur insupportable et des chiens de rue qui aboyaient depuis le début de la nuit. On entend même des enfants chanter mais on ne sait pas d’où ça vient. Une école ? Peut-être pas à cette heure-ci. On en profite pour faire nos bagages car nous partons cet après-midi pour Calcutta.

En chemin, nous decouvrons le quartier qui se reveille :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

certains partent au chantier, 

d’autres ouvrent leur boutique ; et il y a des indiennes qui récupèrent sur les trottoirs sales, des bouteilles en plastique ou tout autres matériaux qui pourraient être réutilisés. Les déchets végétaux ont déjà été récupérés par les vaches et les chiens la veille

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous arrivons au café les premiers ; un gars, vraiment pas frais, traîne par là. Il est américain. Il vient boire son café et nous dit qu’il n’a plus dormi depuis plusieurs jours, qu’il erre comme ça dans les rues. Il a les yeux explosés et pu l’alcool. Il semble être là pour se défoncer. Quel dommage de venir en Inde pour ça. Il finira 5 minutes plus tard sur le trottoir avec un vieux sadhu qui lui masse les pieds en échange de quelques roupies.

 

D’autres routards vont nous rejoindre petit à petit. Des habitués ou d’autres, fraîchement arrivés sur Pahar Ganj ; nous faisons connaissance avec une française, très cool, très ouverte, qui vit en Inde depuis 6 ans. Elle revient du Rajhastan où la chaleur est encore pire qu’ici. Ça promet ! Elle nous prodigue de précieux conseils pour nos futurs déplacements (transports, météo selon les régions, et surtout : mettre du talc si on ne veut pas avoir de petits boutons de chaleur !) Elle doit rentrer sur Paris pour quelques mois mais ’a pas l’air d’être emballée. Elle connaît même Vence où nous habitons ! La tablée est maintenant entourée d’une multitude de nationalité mais nous sommes, pour une fois, en majorité français !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous devons maintenant rentrer à l’hôtel pour rendre la chambre. Le réceptionniste nous informe que Flora a encore cherché à nous contacter. Mais qui est-elle ?! Que veut-elle ?

On l’appelle de suite et ouf ! elle réponds. Elle se présente comme une reporter française qui a été intéressée par notre blog et notre démarche de bénévolat chez Mère Térésa. Elle est sur Delhi et veut nous rencontrer avec ses collègues avant notre départ. Nous fixons un rendez-vous pour le déjeuner au café habituel.

 

 

 

 

Apres avoir checker nos derniers mails au cyber cafe, nous rencontrons ensuite les reporters, Flora et Lise, puis, Stéphanie qui est journaliste. Elles travaillent pour une agence de presse à Delhi. Leur projet est de réaliser un reportage sur les bénévoles allant aider les missionnaires de la charité qui poursuivent l’action de Mère Theresa.

Comment certaines personnes en arrivent à partir faire du bénévolat, pourquoi, comment le vivent-elles… Quelle surprise que cette équipe s’intéressent à notre projet ! Elle nous propose de suivre notre périple, dès notre départ en train, jusqu’à la fin de nos 3 semaines, de nous filmer lors de nos journées aux dispensaires.

 

 

Nous acceptons sans hésiter car nous pensons que cela pourrait motiver d’autres personnes à donner de leur temps en tant que bénévoles.

Sur ce, Flora et Lise vont vite préparer leurs affaires et matériels de tournage, pendant que Stéphanie essaye de leur acheter un billet pour le même train que nous. En attendant, nous restons sur la passerelle qui relie les nombreux quais.

Les sacs bien contre nous, je me fais pourtant ouvrir une poche sur le côté sans m’en apercevoir, et piquer ce qu’il y a dedans. De jeunes indiens, plutôt louches et sans bagages, tournaient autour de nous ; je ne suis pas trop étonnée. Ça m’énerve ! On m’avais déjà tiré mes lunettes de soleil à l’aéroport !

 

Les filles nous rejoignent donc sur le quai de la gare, sans billet, et finalement prendront un vol ce soir. Elles nous accueilleront demain sur le quai de la gare à Calcutta, caméra à l’épaule…

 

 

 


Publié à 10:32, le 30/05/2009 dans Delhi,
Mots clefs : routardsPahar GanjgareDehlitrainvoyage
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2e journée, Connaught Place sur New Delhi - Mardi 26 mai 20009 par Fanny

    Notre deuxième journée commence par un petit déjeuner à la mangue fraîche, achetée la veille sur le marché. Nous allons sur Connaught Place aujourd’hui et déjà, tôt, il fait horriblement chaud. Nous passons le long d’une voie large qui longe le quartier de Pahar Ganj. Après avoir réussis à la traverser (pas si facile, les feux sont bien là mais ne marchent pas ; la police est là, aussi , et regarde les voitures passer !), nous arrivons très vite sur un hôpital. Nous sommes entrés dans la cour principale où de nombreux indiens attendaient par terre leur tour, ou faisaient la queue au bureau de la traumatologie ou de l'obstétrique.

Nous arrivons ensuite sur Connaught place et allons prendre un café. Après quelques boutiques, dont un marchand d'objets en bois sculptés, nous recherchons un resto conseillé par le Routard. Marchants sans fin sous le soleil de midi, nous décidons de prendre notre 1er auto-rickshaw même si on est presque arrivé (selon la carte qui s’averre plus tard être complètement fausse dans les distances : elle m’a été remise à l’office du tourisme du gouvernement indien à l’aéroport !) Bon, le conducteur du rickshaw semble ne pas s’intéresser à notre destination (connaît-il le chemin au moins ?) Nous lui demandons juste d’aller tout droit jusqu’à la prochaine intersection. Au bout de 2 min, on tombe sur un rond-point qui n’est pas sur notre carte, nous voulons descendre. Après lui avoir payé la course (même en négociant, on s’est fait arnaqué), on se rend compte qu’on est perdu.

Nous marchons donc un peu puis on rencontre un homme d’origine népalaise, très sympa, qui veut discuter en marchant et nous conseille finalement d’aller dans un autre resto similaire à celui qu’on cherchait mais mieux, selon lui. Il nous commande un autre rickshaw en lui expliquant le trajet exacte et en imposant le prix de la course à 20 rp. C’est le prix habituel, la moitié du premier un peu plus tôt. Celui là ne nous perd pas mais nous amène bien devant le restaurant conseillé.  

C’est aussi une cuisine végétarienne fraîche et excellente mais un peu plus épicée. Nous avons pris un thali mix, mélande de plusieurs plats en petite quantité. Moi, j’ai eu du mal. Vivement Calcutta où la cuisine bengalaise est moins épicée.

Dans ce restaurant, où il n’y avait que des indiens plutôt de classe aisée (nous sommes à New Delhi), il y avait une petite fille d’environ 3 ans, maquillée de khôl, ce qui rendait son regard magnifique. Pascal a demandé l’autorisation a son père pour la photographier.

Il a accepté et la grand-mère gémissait des « chipiti-chipiti » pour faire sourire la petite. C’était très touchant qu’ils acceptent et participent, ils semblaient même un peu fiers.

Après le déjeuner, nous sommes aller au Fort Rouge mais nous ne l’avons pas visité. Il faisait chaud, nous avons cherché à aller dans le parc près du fort mais ne l’avons pas trouvé. Finallement, après s’être encore perdus, nous reprenons un rickshaw pour revenir sur Pahar Ganj. Une bonne sieste s’impose vue la chaleur.

Nous redescendons dans la rue pour dîner encore au Madan Café. Un lassi à la papaye cette fois-ci, aux vertus digestives, et encore un genre de ragoût épicé aux légumes. Nous sommes installés à la table de dehors et nous faisons connaissance avec un italien, d’origine belge, qui parle couramment le français. Il y a aussi sa copine mais qui parle déjà avec un vieux bab’. Le jeune nous explique son voyage, nous raconte sa courte experience de l’Inde (il n’est là que depuis 10 jours). Il est vraiment cool. Enfin ! On discute entre routards ! Sa copine entend que nous descendons sur Calcutta dans deux jours. Elle nous montre le journal d’hier qui parle d’un cyclone ayant touché samedi dernier la région de Calcutta. Il y a eu une trentaine de morts. Ouais, pas cool. La mousson aurait-elle commencé ? On verra sur place.

Après le repas, on s’en va rencontrer un marchant d’épices que nous avons vu la veille. Il doit nous amener dans une rue où vivent des pauvres car on voudrait leur donner des vêtements d’enfants que Claire a ramené exprès. Nous savons que les donner dans la rue n’est pas une chose à faire car on pourrait créer une petite émeute, des bagarres entre les enfants. Son store est fermé alors qu’il est 21H. Il nous avez peut-être parlé de 9h du matin ?! On reviendra donc demain.

En rentrant, nous nous promenons un peu puis je décide de faire un tatoo au henné sur le pied. Il faudra que je rentre pieds-nu jusqu’à l’hôtel mais heureusement il n’est qu’à une trentaine de mètres. Avant de s’endormir, une coupure de courant générale touche tout le quartier. Si plus de clim’, il va falloir sortir la moustiquaire. Mais tout rentre dans l’ordre rapidement. Un deuxième journée bien fatiguante se termine déjà.

Publié à 10:35, le 27/05/2009 dans Delhi, New Delhi
Mots clefs : hennéFort RougeConnaught PlacePahar GanjThalivoyage
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Notre arrivée à Delhi, 1ere journée - Lundi 25 mai 2009 par Fanny

     Après  de longues heures d’avion sans sommeil et gênés par un passager, derrière nous, qui empestait l’alcool, (il s’est sifflé une bouteille de Jack Daniel au goulot !), nous arrivons enfin à Delhi le lundi 25 mai à 5h30.

Et on ne nous avait pas mentis ! Une ambiance vraiment particulière règne ici : beaucoup de bruit, beaucoup de gens, les klaxonnes qui sonnent de partout. On nous accoste , à plusieurs reprises, pour nous proposer un taxis. Mais nous préférons prendre un taxi prepaid à la Delhi traffic police, pour 260 rps, nous irons dans le quartier de Pahar Ganj. Ce sont les taxis noir et jaune à la sortie de l’aéroport. Nous en profitons aussi pour acheter notre billet de train pour Calcutta. Et là, déception, nous apprenons qu’avec les vacances scolaires, le Radhjani Express qui nous descendra dans le West Bengal, est plein jusqu’au  28 mai. Bon, c’est pas si grave, nous en profiterons pour visiter un peu Delhi. Le billet du trajet direct nous reviens qu’à 30 euros (en classe 2a, avec la clim et le repas compris) pour 17h de voyage ! C’est pourquoi une classe confortable nous paraît nécessaire pour ce 1er long parcours. On sera dans des compartiments-couchettes pour 4 personnes avec A/C (l’air-conditionned). Histoire de pas arriver malades ou épuisés à Calcutta… En tout cas, merci le guide du routard pour ses conseils !

 

En sortant de l’aéroport, nous choisissons notre taxi qui nous conduit rapidement à Pahar Ganj pour y trouver un hôtel en 1er lieu. Là, on rentre dans le bain ! Une chaleur énorme (plus de 40°) avec les sacs aux dos, très lourd (pourtant pas plus de 10 kgs), nous demandant comment on va trouver un des hôtels de notre liste dans ce bordel ! En plus, nous faisons le bonheur des vendeurs en tout genre, nous, petits touristes fraîchement débarqués (ça se voit vraiment !) Rickshaw Sir ? D’dam ! Come to see, bioutifouls silks ! - No ! Thanks ! No rickshaw ! No, no, no ! Thanks !

 

 

 

 

Bon, on en a déjà marre de se faire harceler à 7h du mat', nous quittons la rue principale et au fond d’une ruelle, il y a deux hôtels pleins de routards mais qui semblent un peu trop classes. Le premier, plein, nous envoie au second, sous la même direction. Nous visitons trois chambres et préférons celle pour trois personnes. Au moins, Claire ne dormira pas seule pour sa première nuit. En plus, pour trois nuits restées, on arrive à négocier un prix : 1000 roupies la nuit, même pas 5 euros pas personne. Y a encore moins cher, c’est sûr, mais on verra sur Calcutta.

 

Après une bonne douche suivie d’une sieste (obligé !), nous redescendons dans la rue, le Main Bazard, pour faire mieux connaissance avec ce nouveau monde. Ca grouille de gens, les shops s’entassent les uns sur les autres et on ne sait où donner de la tête : regarder, découvrir, éviter les déchets et les trous dans le bitume, mais surtout, ne pas se faire écraser ! C’est l’anarchie totale sur la route. Auto-rickshsaws, motos, vélo-rickshaws et voitures veulent tous passer, en même temps, sans avoir à attendre. Le piéton est un obstacle, il doit se pousser et donc il faut klaxonner, klaxonner et encore klaxonner. Conseil : si tu veux te venger d’un indien, coupe lui le klaxonne pendant la nuit !

Pour déjeuner, nous avons cherché un petit resto dans le quartier, conseillé par une copine, le Golden Cafe. On n'a pas eu de difficulté à le trouver car il est tout proche de l'Hotel Relax qu'elle avait beaucoup apprécié. Après nous nous sommes baladés tout l’après-midi dans le quartier. Nous avons été étonné de voir autant de routards, certains ayant l'air de vivre là depuis des années. C’est d’ailleurs pour ça que nous, petits novices du voyage, n’avons pas encore réussis à rentrer en contact avec eux. Nous sommes pourtant allé manger au Madan Café, fréquenté à 90 % par des occidentaux. La nourriture y est excellente, cuisine indienne végétarienne, fraîche et vraiment pas cher ; environ 60 Rp par personne, moins d’un euro donc. Mais surtout quel régale ! Et sur la terrasse, une table commune souvent bondée. On mange à même le trottoir, avec pour spectacle, l’activité incessante de la rue. C'est un spectacle que l'on ne se lasse pas de regarder.

Ce soir, c’était plus calme car les premières pluies de la saison ont commencé et c’est vrai que quand il pleut, c’est encore autre chose. La boue, la poussière se mèlent aux détritus de la rue. Il ne faut vraiment pas être addicte de la propreté ! Je croyais l'être, mais en fait, ça va, je ne suis pas du tout dégouttée. Il a fallu donc attendre que le déluge se termine pour arriver au café. Nous nous sommes abrités sous le haut-vent d'une échoppe avec d'autres personnes. Ca n'a pas été trop long.

Nous avons aussi assisté au jeté de poubelles dans la rue, par les vendeurs des shops qui fermaient boutique, et le bonheur des chiens errants, un bon tri selectif !

Au retour, un bon bain de pied et enfin, notre première nuit de sommeil…  


Publié à 10:30, le 27/05/2009 dans Delhi,
Mots clefs : Delhi traffic policeMain BazardHotel Gush InternationalHotel RelaxMadan CafeGolden CafePahar GanjDehlivoyage
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