Notre Inde rêvée
Deux amoureux, Pascal et Fanny, rêvant depuis toujours de partir en Inde. Avec une amie, Claire, nous partons en première intention à Calcutta pour faire du bénévolat auprès des missionnaires de la Charité de Mère Teresa. La découverte du pays, de la culture indienne et des populations est notre principale souhait. Nous profiterons de la dernière moitié de notre séjour pour découvrir quelques grandes villes du Nord de l'Inde, telles que Delhi et son quartier de Pahar Ganj, Agra et son majestueux Taj Mahal, Varanasi, la ville mystique... Nous esperons, à travers ce blog, présenté sous forme de carnet de voyage, vous faire partager notre amour pour l'Inde et nos ressentis sur ce premier séjour en tant que routards.

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11e jour – Visite de la léproserie – Jeudi 4 Juin 2009

Pour les bénévoles des Missionnaires de la Charité, il est proposé les premiers et troisièmes jeudi du mois, jour de congé, une visite à la léproserie de Titagarh, à l’est de Calcutta, tenu par les frères de la Charité. C’est également un dispensaire qui a vu le jour grâce à Mère Térésa qui a apporté son aide à une communauté de lépreux dans ce village.

Nous nous sommes inscrit la veille auprès d’une sœur ; nous serons une vingtaine. On a rendez-vous à 7h dans la salle des volontaires à la maison mère. Des recommandations nous sont fournies par un bénévole plus ancien. Il nous accompagnera dans le bus jusqu’à la gare de l’est. Nous avons 20 minutes de train jusqu’à Titagarh. Il est tôt, c’est plutôt calme et on peut s’asseoir. Une indienne qui va travaillé dans l’hôpital international près de Dum Dum, nous aborde. Elle est curieuse et a envie de communiquer. Nous échangeons quelques mots jusqu’à son arrêt.

Arrivés à destination, on marche un peu le long des rails, qu’il faut d’abord traverser.

On passe autour d’habitations rurales où les gens fabriquent des combustibles à base de bouses de vache en forme de galettes. C’est pas banal, on est étonné. Ils les façonnent à la main et les font sécher le long des rails et contre les murs (ça colle tout seul quand c’est encore frais !)

On arrive au Ghandiji Prem Nivas Leprosy Centre, et nous sommes accueillis par un indien qui nous guide vers une salle de classe. Un frère se présente et nous fait un historique du dispensaire. Il nous explique la maladie de la lèpre, sa transmission, ses conséquences physiques et sociales. En témoignage, une lépreuse vient nous montrer ses mains. La lèpre est une maladie qui se transmet par voie aérienne sur des personnes immunodéprimées et vivant généralement dans l’insalubrité. Seules 2 personnes sur 100 l’attraperont. Les autres sont naturellement immunisés. La principale conséquence est la perte de la sensibilité des extrémités (doigts, orteils, puis pieds et mains). De ce fait, toute blessure ne sera pas sentie par le lépreux, ce qui entraînera une plaie qui s’infectera. A cela s’ajoutera des déformations, et des problèmes cutanés. Les nerfs optiques sont souvent touchés lors de l’évolution de la maladie. Mais il existe un traitement qui guéri cette maladie. Il parle également de la réhabilitation des anciens patients au niveau social. On leur propose principalement la confection des tissus qui servirons à fabriquer les saris des sœurs ainsi que les linges et les compresses pour tous les dispensaires des Missionnaires du monde entier.

Nous entamons donc la visite des ateliers de tissage. C’est incroyable avec quelle dextérité ils se servent du métier à tisser, en bois, de fabrication artisanale. Les femmes embobinent les fils de différentes couleurs sur des roués. En bout de chaîne, un  homme assemble sur une bobine une multitude de fils de différentes couleurs. On nous conduit ensuite vers le lavage et l’essorage du coton qui sert de matière première. Il est aussi teint par les travailleurs.

La visite continue avec les femmes qui trient le riz. Notre guide nous explique que souvent les malades fondent une famille grâce à cette réinsertion d’où l’importance de créer une garderie d’enfant. Nous traversons une chambrée équipé de lits pour bébés. Deux d’entre eux y dorment, les bras et les jambes étalés de tous leurs longs. Nous arrivons sur un préau remplit d’enfants de un à dix ans environs. Ils se mettent à nous chanter des chansons dans différentes langues (japonais, anglais…) sous la direction du maître d’école. 

Nous sortons ensuite du bâtiment pour accéder à celui des dortoirs pour les malades. Au total, deux grands dortoirs pour les hommes où l’on soigne les plaies des pieds et mains et surtout des amputations ; un troisième pour soigner les dégénérescences ophtalmiques. Un quatrième dortoir regroupe les femmes. Elles sont moins nombreuses car elles préfèrent rester chez elles pour s’occuper des enfants. Celles-ci viendront seulement pour se faire refaire les pansements.

Nous sortons ensuite pour la visite des jardins, ils sont très grands, il y a même deux énormes bassins de récupération d’eau pour l’arrosage des plantes. Certains pensionnèrent sont ici chargés de la culture des fruits et légumes qui nourriront toute la communauté. Il y a beaucoup de fleurs et d’arbres. La balade est très agréable. La visite est terminée, elle a duré 1h30. Nous retournons dans la salle de classe où un chai et des biscuits nous sont offerts.

Vers 10h, nous retournons à la gare pour prendre le train du retour et comme on l’avez présagé, nous allons faire l’expérience du train indien bondé. Le terminus est Kolkata, tous les indiens s’y rendent à cette heure ci. Les wagons sont déjà presque pleins quand on monte ; on est vraiment très serrés. Au prochain arrêt, d’autres gens monteront encore et nous nous serrons plus : il est clair que là, on ne peut être plus nombreux. Et bien si ! Il y a encore et encore du monde qui s’entasse à chaque arrêt (7 en tout avant Calcutta !). On est debout, on ne peut pas bouger d’un centimètres. On transpire, on a des fourmis dans les pieds. Et l’odeur… Pascal se tient bien collé derrière moi car je ne tiens pas à me faire peloter les fesses comme la derniere fois (certains indiens aiment bien ca et ne s’en gène pas). Arrivant sur Calcutta, on descend en dernier du train pour laisser passer la foule et ne pas se disperser. On a perdu quelques volontaires en route mais on reste quand même en groupe. On est cinq français et deux japonaises. On a oublier de regarder le numéro du bus avec lequel on est arrivé ici : on est trop nul ! Finalement on trouve quelqu’un d’honnête qui nous renseigne correctement. C’est cool, à midi on arrive à la guest house. Repas puis repos tout l’après-midi. La canicule du matin nous a achevés.

 

 

 

 


Publié à 10:14, le 6/06/2009 dans Calcutta, Kolkata
Mots clefs : TitagarhMissionnaires de la Charitéleproserielepre
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10e jour – Visite de Calcutta – Mercredi 3 Juin 2009

Après ces premiers jours aux dispensaires. Nous étions déjà bien fatigués, surtout Pascal et moi mais Prem Dam est réputé comme le centre le plus difficile, la chaleur n’arrangeant rien. Nous décidons donc de prendre notre jour de repos, sachant que nous iront visiter la léproserie sur notre jeudi de congé. Claire, se sent de continuer un jour de plus à Shishu Bhavan.La matinée sera donc calme. Nous partons tous les trois après le déjeuner, à pied, direction Park Street, la rue chic de Calcutta, perpendiculaire de AJC Bose Road, en direction du nord.

  Nous flânons dans quelques boutiques, à Levis Store, les jeans reviennent à 30 € seulement ; nous allons au music store pour acheter de la musique indienne, un vendeur nous conseille. On ne connaît pas, on verra bien.

 

 

 

 

 


Victoria Memorial

Je voudrais vraiment manger de la nourriture « ultra-occidentale » : j’ai envie d’un mac-do ! C’est partie ! mais devant la caisse, je suis dégoutée : pas de bœuf ! évidemment ! et oui, c’est sacré ! Adieu mon royal cheese rêvée…. Je me lance pour un Mac Grilled Chicken et Pascal choisi le Mac Tikka Maloo. Quelle surprise déjà quand on ouvre l’emballage : drôle de tête. Le tikka est une galette vététarienne toute verte et molle, avec une odeur à l’indienne… Mon poulet grillet, lui, n’est pas grillé mais tout mou aussi, avec une saveur très épicée : je ne peux pas le manger. Bon, le mac do, ça, c’est fait.

 

On s’en va visiter le Victoria Memorial.  On continue notre route, toujours à pied, car on est saturé des taxis qui se payent franchement notre tête. Ils jouent aux abrutis avec nous, ne sachant soit-disant jamais où se trouve la rue demandée (AJC, Park Street et Suddder Street sont pourtant des rues très connues) mais on a compris leur jeu. En plus, ils nous annoncent systématiquement le double, voir le triple du prix normal et ils refusent presque tous d’utiliser le metter (le compteur).  

A la fin de Park Street, nous allons longer le parc Maidan qui va jusqu’au monument. Il est vraiment très grand. Beaucoup de couples d’amoureux viennent s’y retrouver, à l’abris de tout regard, derrière un parapluie ou un buisson… S’afficher dans la rue est mal vu et dérange, car Calcutta est avant tout une ville musulmane.

 

 

 

 

 

 

On s’approche du mémorial mais on a du mal à trouver l’entrée : la plupart des jardins qui l’entourent sont fermés au public et on ferra finalement tout le tour pour y accéder. Le prix de l’entrée pour les étrangers est de 150 roupies – seulement 10 roupies pour les indiens – c’est rageant. D’ailleurs, le routard précise bien que cette taxe majorée pour les touristes, sert à réunir des fonds pour sauvegarder LEURS sites et monuments (mais commençant à comprendre le système indien, on a des doutes sur la destination de ces fonds…)

 

Les jardins entourant le bâtiment sont magnifiques, il y a des familles qui pique-niquent sur la pelouse au bord d’un étang ou sous un arbre. Nous visitons l’intérieur du Victoria Mémorial dédié à la reine Victoria pendant son règne sous l’empire colonial britannique. Il y a des gravures et des photos montrant la construction de la ville.


 

En partant, nous choisissons de prendre un taxi car le retour a pied n’est pas envisageable. Encore la même galère, on en voie un, deux, trois. Une femme indienne vient à notre secours, à la demande de sa fille qui a pitié de nous. Elle ré explique en hindi le nom de la route au chauffeur. Il fait encore le bêta quelques secondes puis soudain une lumière : il se rappelle du chemin. Elle exige ensuite qu’il mette le compteur. Après une petite hésitation, il accepte de nous ramener chez nous. En chemin, il nous demande d’où on vient. A notre réponse, il nous dit « ah ! Zidane ! World cup 2006 ! » Son coup de boule est international. Ce gars là était plutôt sympa.

 

 

  

Le soir, on prend notre repas à la guest house, comme tous les soirs désormais. Cuisine familiale bengalaise pour 80 roupies (La moitié d’un petit resto bon marché). En plus on est sur place. Pas de galère pour rentrer tard le soir.



Publié à 10:02, le 5/06/2009 dans Calcutta, Kolkata
Mots clefs : leproseriemissionBénévolesdispensaireDehlivaranasivoyage
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