Notre Inde rêvée
Deux amoureux, Pascal et Fanny, rêvant depuis toujours de partir en Inde. Avec une amie, Claire, nous partons en première intention à Calcutta pour faire du bénévolat auprès des missionnaires de la Charité de Mère Teresa. La découverte du pays, de la culture indienne et des populations est notre principale souhait. Nous profiterons de la dernière moitié de notre séjour pour découvrir quelques grandes villes du Nord de l'Inde, telles que Delhi et son quartier de Pahar Ganj, Agra et son majestueux Taj Mahal, Varanasi, la ville mystique... Nous esperons, à travers ce blog, présenté sous forme de carnet de voyage, vous faire partager notre amour pour l'Inde et nos ressentis sur ce premier séjour en tant que routards.

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Dharamsala, ou les vrais vacances - Semaine du 21 au 28 juin 2009

Enfin arrivés au village, nous trouvons assez vite notre hôtel, choisit dans le routard, le Tibet Hotel, plutôt confortable à prix modéré. Nous avons une grande chambre avec vue sur une partie du village et la vallée. C’est très propre, sans bestioles, avec parquet et télévision, même l’eau chaude. On se repose une bonne matinée mais il va nous falloir deux jours pour s’activer un peu. On sent ces dernières semaines sur nos épaules.

La vie à Mac Leod Ganj est plutôt calme, les tibétains ont une attitude très zen. Il y a quand même beaucoup d’indiens qui vivent ici. Nous sommes aussi étonnés du nombre de moines bouddhistes que l’on croise dans les rues, autant d’hommes que de femmes, même des occidentaux. Il y a très peu de mendiants, quelques femmes qui quémandent du lait pour leur nourrissons, quelques vieillards.

Nous n’avons aucune difficulté à nous sentir en vacances. Il y a beaucoup de routards ici qui se la coulent douce. On peut trouver des cours de yoga, de médecine ayurvédique  et de massages, de musique tibétaine, d’art, de reiki. Egalement, des tas de cybercafé, quelques bons snacks et restos, et des boutiques et stands de vêtements, bijoux, sacs et divers objets de déco indiens et tibétains.

On s’est trouvé des cours de cuisines tibétaines avec un jeune cuisinier tibétains, Lhamo. Il a 33 ans et vit de ses cours de cuisine, qui intéressent beaucoup les routards. Ses leçons sont divisés en trois jours, on y apprends à faire des soupes, des pains tibétains, et les fameux momos. Les cours sont conviviales, nous sommes entre 6 et 8 personnes de toutes les nationalités.

Lhamo est quelqu’un de très sympathique. On s’intéresse un peu à sa vie. Il nous explique qu’il a quitté le Tibet il y a 20 ans avec sa sœur. Il a traversé les montagnes pendant deux mois sous la neige. Ils marchaient la nuit pour éviter de se faire repérer par les chinois. Il nous raconte que beaucoup de personnes ont eu les doigts ou les pieds gelés, qu’ils ont du être amputés à leur arrivée. Ses parents n’ont pas pu suivre, les passeurs leur demandent une fortune. C’est pourquoi, beaucoup de famille offrent le voyage aux enfants seulement, les parents restant au Tibet. Un village d’enfants isolés à été construit, le TCV. La communauté tibétaine les prenant en charge, avec école et cours d’anglais. Lhamo n’a pas vu ses parents depuis son départ, il n’avait que 13 ans. Il nous dit qu’il aimerait retourner au Tibet, sa famille lui manque beaucoup.

Pascal a aussi pris des leçons de massages ayurvédiques, sur 10h répartis en cinq jours. Le prof s’appelle Sivadas, il est indien. Nous avons d’abord testé ses massages, une heure de plaisir… C’est plutôt tonique, à base d’huiles essentielles, pour réveiller les points vitaux grâce à une meilleure circulation sanguine et lymphatique. Malheureusement, nous n’avons pas eu le temps de tester les massages tibétains.

Il y a beaucoup de ballades à faire autour du village. Nous sommes aller voir le lac Dal qui est sacré. Mais quand nous sommes arrivés, quelle surprise ! Le lac était complètement vide, un énorme tas de vase à la place, avec un fond d’eau boueuse, remplie de poissons à l’agonie. On nous explique qu’on est en train de le nettoyer. Quelques enfants sortaient les poissons de l’eau pour les mettre dans des seaux d’eau propre et les déplacer ailleurs. Il s’amusaient comme des fous, se baignaient aussi, dans cette eau croupissante. Ils glissaient sur la vase et riaient beaucoup. Les travaux de nettoyage avaient l’air de traîner un peu, alors que la mousson ne devrait pas tarder… On a observé des femmes au travail, qui portaient des pelles de gravier et cailloux, pendant que des hommes les regardaient faire. On est monté plus haut dans la montagne, à 2100 m d’altitude. On cherchait un hôtel avec une piscine pour se détendre. Mais comme on ne de souvenais pas du nom, évidemment on ne l’a pas trouvé ! Mais ça nous a permis de faire une jolie promenade dans la montagne, avec les vaches et les vergers. Dommage que ce soit si pollué là aussi. Les gens dans ce pays n’ont aucune sensibilité sur la préservation de l’environnement. On trouve des bouteilles en plastique et tout autre déchet au bord des routes, dans les bois, dans le lac, forcément.

 

 

 

 

Le jeudi, nous nous sommes levés de bonne heure pour monter à pied à la TCV School, au village des enfants, car le Dalaï Lama était présent pour deux jours de conférence sur le thème de la torture dans le monde. Nous avons du monter à pied pendant une demie heure dans la forêt. Il y avait beaucoup de gens qui marchaient à nos côtés, tels des pèlerins, moines et civils, certains récitaient des mantras, prières tibétaines, tout le long de l’ascension. On pouvait ressentir la ferveur qu’ils ont pour leur guide spirituel. Nous étions également excités à l’idée de rencontrer le Dalaï Lama. Quand nous arrivons dans la cour de l’école, il y a déjà une foule de personnes, principalement des occidentaux car les tibétains eux, avaient des pass pour rentrer dans le bâtiment et assister à la conférence. Nous avons donc attendus, derrière le bandeau de sécurité tels des groupies, sous le soleil du matin déjà très chaud. His Holiness, le Dalaï Lama est arrivé vers 9h. Tous les appareils photos se sont braqués sur la voiture, il nous est difficile de prendre des clichés vu la sécurité qui l’entoure.

Il monte les marches de l’escaliers assez rapidement et s’engouffre à l’intérieur. Quelle déception ; il ne s’est même pas retourné pour saluer la foule qui était venue pour lui. Evidemment, c’est du sérieux, il est là pour donner ses cours de sagesse, pas pour se pavaner. Mais bon, on est un peu déçus et en plus on nous refuse catégoriquement l’entrée dans le bâtiment. On écoute un peu par une porte ouverte sur le côté mais le son est mauvais.

On n’insiste pas plus et on redescend au village pour assister à notre cours de cuisine. En chemin, on croise un jeune allemand avec un appareil photo d’enfer. On l’avait repéré tout en haut des marches. On lui demande de nous montrer ses clichés. Ils sont super, bien mieux que les nôtres, avec des gros plans. Il nous donne son site internet où on pourra les revoir.

Cette semaine de repos passe bien vite et on se retrouve vite au dimanche soir, où l’on doit reprendre le bus pour retourner sur Delhi. Le voyage se passera plutôt bien. On commence par les virages, le conducteur est assez sage, même s’il nous fera quelques frayeurs.

On arrive le lundi matin et Claire aussi est rentrée de Varanasi par le train. On se rejoins au quartier de Pahar Ganj, au même hôtel qu’on avait pris en arrivant. Il faut vite aller enregistrer nos billets d’avion sur internet et les imprimer. Ensuite on va prendre un bon petit déjeuner au Maidan Cafe. La journée sera plutôt cool, derniers achats coupés d’une bonne sieste dans l’après-midi. En fin de journée, on passe voir le jeune épicier qu’on avait rencontré auparavant. Il nous fait asseoir dans son shop. Nous restons une bonne heure à discuter, on lui raconte un peu notre séjour à travers le pays. Il nous offre des boissons fraîches puis nous lui achetons quelques épices. Nous échangeons nos adresses mail avant de nous dire adieu. Nous allons prendre notre dernier repas au même snack. La petite fille qu’on avait photographié un mois plus tôt est là avec sa maman. Un jeune homme les a fait asseoir à notre table pour leur offrir à manger mais il disparaît et on ne le voit pas revenir. On leur offre une assiette de frites, qu’elle ne refuse pas. Sa fille doit manger, elle n’a pas 4 ans. Elle a les cheveux très claires, semble bien soignée et est plutôt propre pour une enfant de la rue. Sa mère parle un peu anglais, bien plus que les simples phrases apprises par cœur par tous les mendiants de la rue. Elle cherche à communiquer, elle a envie de parler. Elle doit se sentir seule. Elle est gentille et calme. Elle chuchote comme si elle n’osais pas déranger. On lui demande pourquoi elle ne mange pas les frites avec sa fille. Elles nous montre ses deux dents de devant qui sont fausses. Elle ne peut prendre que des aliments écrasés ou liquides. Nous lui offrons 100 roupies, ainsi elle pourra se nourrir pendant plusieurs jours. Nous devons rentrer à l’hôtel pour fermer nos bagages et attendre le taxi. Nous saluons l’indienne et sa fille. Notre chauffeur arrive à l’heure et nous allons sur l’aéroport. Le vol est a 2h du matin. A part la mauvaise surprise d'une taxe supplementaire de 1300 roupies pour les étrangers, mise en place depuis février 09 (donc les billets achetés à partir de cette date comprennent le prix de ladite taxe), notre voyage du retour s’est passé sans problème, heureux de retrouver nos familles et de pouvoir nous reposer enfin.

 

 


Publié à 10:53, le 4/07/2009 dans Dharamsala, McLeod Ganj
Mots clefs : TCV schoollac Dalcuisine tibétainemassages ayurvedicHotel TibetMac Leod Ganjdalaï lama
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