Notre Inde rêvée
Deux amoureux, Pascal et Fanny, rêvant depuis toujours de partir en Inde. Avec une amie, Claire, nous partons en première intention à Calcutta pour faire du bénévolat auprès des missionnaires de la Charité de Mère Teresa. La découverte du pays, de la culture indienne et des populations est notre principale souhait. Nous profiterons de la dernière moitié de notre séjour pour découvrir quelques grandes villes du Nord de l'Inde, telles que Delhi et son quartier de Pahar Ganj, Agra et son majestueux Taj Mahal, Varanasi, la ville mystique... Nous esperons, à travers ce blog, présenté sous forme de carnet de voyage, vous faire partager notre amour pour l'Inde et nos ressentis sur ce premier séjour en tant que routards.

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25e jour, Agra, visite du Taj Mahal et de ses alentours - Jeudi 18 juin 2009

 

Nous voilà à nouveau dans le train pour douze heures de voyage (minimum). Nous sommes plusieurs routards dans notre wagon et il y a deux mexicains dans notre compartiment. Il y a aussi un homme d’affaire de Jodhpur qui rentre chez lui. Il discute beaucoup avec l’autre couple ; ils sont très curieux. Nous, on est plutôt fatigué et après un petit plateau repas vraiment infecte, on s’endort vite jusqu’au lendemain. Le train n’étant pas complait, ça a été vraiment calme et on a pu dormir une nuit entière. Le train avait deux heures de retard, comme d’habitude ; on est donc arrivé vers 8h à Agra. On a de suite trouvé un rickshaw sympa. Il insiste pour nous amener à l’hôtel Maya, celui qu’on avait choisi au départ ; mais comme Ganesh à Varanasi nous l’avait conseillé et réservé des places, on était plus très chaud ; d’ailleurs, tous les rickshaws à la gare voulaient nous y conduire…. Commission oblige.

On a donc insisté pour aller au Sheela Hôtel qui se trouve à même pas cent mètres de la porte est du Taj Mahal et où les véhicules motorisés ne sont pas admis dans ce coin. On est donc sûr qu’on ne nous facturera pas de commission. En plus, le descriptif dans le Routard est vraiment convaincant, mais il vaut mieux qu’on en juge par nous même…

Il nous dépose à deux cents mètres de l’hôtel et nous propose d’être notre guide pour l’après-midi. C’est en effet conseillé de prendre un rickshaw à la journée sur Agra. On négocie une seule fois un tarif global (400 roupies la journée), ça gagne du temps (et de la patience), et le gars nous attend devant chaque monument.

Chargés comme des bœufs (et oui, on ramène pleins de trucs), on arrive quand même jusqu’à l’hôtel qui se trouve au milieu d’un beau jardin exotique. C’est très calme et relaxant. Pas de bruits de klaxons…

On dépose les affaires dans la chambre et nous retournons à pied dans la vieille ville, à Taj Ganj. Il y a un petit resto, plutôt un snack, annoncé dans le Routard avec une excellente appréciation. C’est Joney’s Place, ouvert depuis 1978, une petite pièce, cinq tables et un patron super accueillant. Il nous montre même les vieux livres d’or qu’il fait signer à ses clients. Il nous fait lire des appréciations écrites il y a des années par d’autres français. Toujours des mots sympas. On y recommande surtout le lassi à la banane et le Malai Kofta, préparation légèrement épicée, à base de pomme de terre et de paneer, le fromage indien. Mais comme il fait trop chaud, on prend un super muesli, fruits et yaourt, le petit déjeuner équilibré du routard.

Notre chauffeur arrive un peu en avance et nous partons pour la première visite, le Fort Rouge. On ne visitera qu’une partie des bâtiments, 80% étant encore réservée à l’armée. La visite dure environ une heure. Il y a beaucoup de riches familles indiennes en vacances. Les femmes portent des saris magnifiques, les enfants sont en jean, même  les filles. L’enceinte du fort est très belle et les gravures sur le marbre à l’intérieur aussi, rappelant celles du Taj Mahal et de tous les palais de Maharajas. Sur les terrasses surplombant un jardin intérieur, on peut apercevoir la vallée avec une rivière et derrière, le Taj Mahal. La vue est magnifique. On se prend à rêver d’être au temps des milles et une nuits, vêtus de soies et de dorures, des festins dans les jardins, au son des musiques orientales.

En fait, on n’est qu’en short et t-shirts… mais on plait beaucoup aux indiens qui nous demandent de poser avec eux. On a l’impression d’être des stars internationales. Ils sont justes curieux de nos différences physiques et vestimentaires. Après tout, on passe notre temps à les photographier nous aussi.

Sous une chaleur accablante, au moins 47°C, nous rejoignons notre guide qui nous amène ensuite au Baby Taj, construit bien avant le grand Taj que tout le monde connaît. Il faut emprunter le petit pont qui traverse le cours d’eau. Comme on n’a pas trop envie de le visiter, il nous propose de nous accompagner au bord de la rivière, là où l’on pourra prendre les plus belles photos du Taj Mahal. Nous repartons donc en rickshaw, traversons un petit village aux murs bleu turquoise.

On remarque aussi des petites échoppes remplies de saris de toutes les couleurs. On est très curieux, le chauffeur nous explique que ce sont des saris de seconde main, qu’ils sont nettoyés, réparés si besoin, et revendus à faible coût. C’est plutôt intéressant. C’est vrai qu’en Inde, tout est récupéré, rien n’est jeté. Il nous dépose devant des vendeurs de boissons, au milieu de nul-part et nous indique la direction de la rivière. Evidemment on se fait aussitôt harceler pour acheter de l’eau, des sodas et mêmes des pigments colorés pour faire des minis tatouages ou des bindis, au centre du front comme toutes les femmes indiennes.

Quand on arrive à semer tous ces braves gens, on longe un petit verger puis un ashram avant d’arriver sur la rive. Devant nous, le Taj Mahal se présente, majestueux et rien que pour nous. On peut enfin prendre de beaux clichés. Nous retrouvons notre guide, ravis qu’il est eu une si bonne idée. Ça doit être la visite habituelle de la ville.

Au retour, on veut vraiment voir ces saris de plus près, on lui demande de s’arrêter chez un des  commerçants pas trop cher. Il précise qu’un sari d’occasion coûte environ deux cents roupies. Nous rentrons dans le petit shop après avoir enjambé des dizaines de tissus déployés sur le sol. Des centaines de saris empilés les uns sur les autres,  surtout des soies, de toutes les couleurs

On ne sait pas par où commencer. Ils sont tous beaux ; le choix sera difficile. On ne les portera pas en France, il faut donc trouver des motifs qui iront bien pour des rideaux ou des tuniques. Nous nous décidons pour six pièces qu’il va falloir négocier. Déjà les enfants du village s’étaient attroupés autour de nous. Maintenant, quelques femmes, curieuses de savoir à quel prix nous allons les emporter, se rapprochent doucement. Nous faisons l’animation du quartier, dans la joie et les rires. Pascal, en bon commerçant, propose un prix d’attaque. Six cents roupies le lot, soit cent par pièce. Le vendeur est sidéré, mais, qui ne tente rien à rien. On lui explique que ce sont des articles d’occasion, baisser de moitié le prix est normal et qu’on en a acheté un à Varanasi pour trois cents roupies et il faisait six mètres. Ceux-là n’en font que cinq et demi. Il fait semblant de ne pas nous croire mais comprend vite qu’on est sérieux et qu’on n’abandonnera pas. Le moment de réflexion est intense, le temps semble être suspendu, les femmes et les enfants se taisent, dans l’attente d’un prix final, qui lâchera le morceau ?… Finalement, le vendeur nous propose mille roupies le tout. On fait semblant de réfléchir un peu puis on accepte. Les femmes sourient, il semblerait qu’on a fait une très bonne affaire. Nous n’en doutons pas.

Nous remercions tout le monde, prenons en photos nos spectateurs et repartons sur notre rickshaw.

Il est bientôt 17h30, nous devons vite nous rendre au Taj pour le visiter avant sa fermeture. Plus tôt, il faisait bien trop chaud. Nous allons pouvoir admirer le coucher du soleil ; ça doit être magnifique. Pour les touristes étrangers, une bouteille d’eau et des sur-chaussures sont offertes car il faut se déchausser sur le marbre du palais, et la consigne est gratuite, pour une fois. Nous entrons dans l’enceinte du palais, grandiose. Les jardins sont encore pleins de visiteurs. Nous nous hâtons vers la porte voûtée. Il est impossible de prendre des photos sans avoir des touristes dessus. Nous nous promenons deux heures à travers les jardins et autour du palais. Dommage qu’il y ait autant de monde, mais on imagine bien que ça doit être encore pire de novembre à février. Nous nous séparons de Claire, elle va voir l’intérieur du Taj et nous allons voir le coucher de soleil au pied du bâtiment. En fait, on s’est perdu ; on se retrouvera à la sortie.

Nous rentrons nous rafraîchir à l’hôtel puis on va dîner chez Joney’s. Nous goûtons le Malai Kofta : on confirme, il est divin, meilleur que partout ailleurs. En fait, la patate est bouillie, hachée et mélangée avec le fromage puis on reconstitue une boule qui est frite dans l’huile. La sauce est épicée selon le goût de chacun. Accompagné d’un cheese nan, c’est parfait. Le banana lassi est aussi le meilleur qu’on ait testé depuis notre arrivée. Il est très épais, donc moins de lait. On y ajoute une cuillère à soupe de coco râpée et une cuillère à café de chocolat en poudre. L’idée de la coco est géniale.

Le soir, en rentrant à l’hôtel, Claire nous annonce qu’elle veut repartir sur Varanasi. Elle a eu un vrai coup de cœur pour cette ville et veut finir son séjour là-bas. Elle nous rejoindra sur Delhi, la veille du départ. Pour nous, ce sera Dharamsala, au nord du pays, sous la chaîne de l’Himalaya. Notre projet de faire le Rajasthan était, en effet, tombé à l’eau depuis quelques semaines. Beaucoup de gens à Calcutta nous l’avaient déconseillé, vu la chaleur. Visiter le Sikkim ou le Ladakh était plus raisonnable. C’est dommage car le Rajasthan est vraiment une région à faire. Nous reviendrons sûrement une autre fois, en hiver.

La nuit a été difficile à cause de la température qui ne baissait pas. Nous n’avions pas d’AC mais l’air cooler, un ventilateur extérieur, entouré de paille qui baignent dans l’eau pour rafraîchir l’air. L’appareil fait un bruit d’enfer et quand on l’arrête, l’odeur de l’eau croupie ressemble à des œufs pourris. C’est infecte.

Pour nous remettre en forme, nous prenons notre petit déjeuner chez Joney’s, encore. Il est très bon et les prix sont les moins chers que l’on puisse trouver. Un vieux marchand ambulant propose dans sa valise qu’il appelle « son shop », des huiles essentielles de fleurs. L’odeur qui se dégage dans le snack est enivrante. Du jasmin, de la rose, de l’opium, du santal, du lotus… Il a même de l’ambre en morceaux. On frotte le caillou sur la peau et l’odeur est très forte et reste longtemps. Nous nous décidons à lui prendre quelques fioles. C’est un peu cher mais vu la qualité, ça vaut le coup. Surtout que c’est du concentré d’huile essentielle, en le diluant dans de l’alcool, on fera du parfum. Le vieux bonhomme est charmant et plein d’humour. Il nous offre même un morceau d’ambre.

Notre chauffeur arrive à 9h30 et nous allons dans une agence de voyage pour acheter le billet de train de Claire. Les trains étant pleins pour Delhi, on nous conseille le bus, il y en a pour six heures de trajet, minimum. On risque de ne pas avoir le bus pour Dharamsala qui part de Delhi à 18h30. Nous choisissons de nous offrir un taxi avec l’air conditionné, pour seulement trois heures de parcours. Notre guide connaît un taxi, commission incluse, nous négocions un pris correct.

Nous disons au-revoir à Claire et lui souhaitons bonne chance car désormais, elle sera seule.

 

Un voyage interminable - Vendredi 19 et samedi 20 juin 2009

Notre périple en taxi ne sera pas de tout repos, bien au contraire. Le chauffeur conduit vraiment mal, et pire, il s’endort au volant ! Alors que nous comptions profiter du trajet pour nous reposer, nous sommes sur le qui-vive, pendant trois heures, à surveiller notre chauffard au moindre mouvement de paupière. On est stressé, on sert les fesses. On s’éclate de rire aussi, c’est vraiment nerveux. Il va même prendre en stop un indien, prétextant que c’est son frère, à nos propres frais, bien sur… C’est vrai, ici, tout le monde est frère !

Nous arrivons sur Delhi en milieu d’après-midi mais il est impossible de nous faire accompagner jusqu’au quartier tibétain par le taxi. Il ne connaît pas du tout la ville. On lui demande de nous trouver un rickshaw. Mais celui là ne connaissant pas sa ville non plus (comme la plupart des rickshaws) va nous perdre pendant plus d’une heure sous une chaleur étouffante, pire que partout ailleurs. Il veut notre mort, c’est sur. Avec un plan à peu près bon dans notre guide, nous finissons par nous rapprocher du camp de Majnu Ka Tilla, où les réfugiés tibétains se sont installés. C’est de là que partent les bus pour le nord. Le chauffeur ose nous demander le double du trajet, parce qu’il n’avait mis le compteur qu’à mi-chemin. Là, on commence à péter les plombs. On est fatigués, on a perdu beaucoup de temps et de patience, ce crétin nous a perdus, et il ose nous facturer un supplément. On est tellement a bout qu’on lui hurle dessus. Lui, il garde son calme, il sait qu’il joue avec nos nerfs, comme beaucoup de chauffeurs de taxis et rickshaws, ça les amuse. On est à fleur de peau, il voit qu’on est très en colère mais insiste encore un peu. Il ne devrait vraiment pas… Finalement, on préfère partir, avec nos vingt kilos de sacs chacun, et lui reste bêta au milieu de la route, mais il ne nous courra pas après…

Maintenant il s’agit de trouver l’entrée du camp puis la Potala guesthouse, qui fait aussi agence pour les bus. Les Tibétains sont sympas, et nous indiquent correctement le chemin, eux. Les ruelles sont ombragées, c’est plus facile mais on est vraiment à bout de forces.

Quand nous trouvons l’agence, il n’y a plus de billet pour le bus du soir. C’est vraiment pas grave, on ne se sent pas d’enchaîner le voyage de nuit ; en plus, je commence à être malade. Le petit déjeuner à Agra n’est pas passé…

Nous restons couchés jusqu’au lendemain soir, dans une chambre pleine de cafards... Encore une fois, bravo le guide du routard ! Eux aussi doivent toucher des commissions. La prochaine fois, on partira avec le Lonely Planet.

Le lieu de rendez-vous est à 18h30. Le bedi travel bus, « bedi » ne signifiant absolument pas « bed », partira avec un peu de retard à 19h30. Douze heures de trajets sans dormir, on a trop mal au dos. Le conducteur du bus ne se perdra que quelques fois en milieu de nuit, dans une zone rurale avec des habitations plutôt jolies. On passera deux, trois fois devant les mêmes maisons. On se marre bien : Chauffeur, t’es un champion ! Heureusement qu’il fait la route souvent. Son assistant va finir par téléphoner pour demander de l’aide. Et c’est repartit !

Le plus dur du parcours sera les deux dernières heures, dans les montagnes avec pleins de virages. Mon estomac ne le supportera pas… Heureusement, on avait prévu des sacs !

Juste avant d’arriver sur Dharamsala, on aperçoit des rizières. C’est très beau, très vert, même si la sécheresse est là aussi. La mousson attendue mi-juin n’a toujours pas commencé. La petite ville se présente enfin à nos yeux. La moitié des passagers y descendent. Nous continuons jusqu’à Mac Leod Ganj, la partie touristique de Dharamsala, qui se trouve à neuf kilomètres plus haut. Nous sommes à 1700 mètres d’altitude. L’air est agréable, il ne fait pas plus de 25°C. On respire enfin.

 

Publié à 10:50, le 27/06/2009 dans Agra, Âgrâ
Mots clefs : Banana LassiMalai KoftaJoney's PlaceSarisFort RougeHotel MayaSheela Hotelbaby tajtaj mahal
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2e journée, Connaught Place sur New Delhi - Mardi 26 mai 20009 par Fanny

    Notre deuxième journée commence par un petit déjeuner à la mangue fraîche, achetée la veille sur le marché. Nous allons sur Connaught Place aujourd’hui et déjà, tôt, il fait horriblement chaud. Nous passons le long d’une voie large qui longe le quartier de Pahar Ganj. Après avoir réussis à la traverser (pas si facile, les feux sont bien là mais ne marchent pas ; la police est là, aussi , et regarde les voitures passer !), nous arrivons très vite sur un hôpital. Nous sommes entrés dans la cour principale où de nombreux indiens attendaient par terre leur tour, ou faisaient la queue au bureau de la traumatologie ou de l'obstétrique.

Nous arrivons ensuite sur Connaught place et allons prendre un café. Après quelques boutiques, dont un marchand d'objets en bois sculptés, nous recherchons un resto conseillé par le Routard. Marchants sans fin sous le soleil de midi, nous décidons de prendre notre 1er auto-rickshaw même si on est presque arrivé (selon la carte qui s’averre plus tard être complètement fausse dans les distances : elle m’a été remise à l’office du tourisme du gouvernement indien à l’aéroport !) Bon, le conducteur du rickshaw semble ne pas s’intéresser à notre destination (connaît-il le chemin au moins ?) Nous lui demandons juste d’aller tout droit jusqu’à la prochaine intersection. Au bout de 2 min, on tombe sur un rond-point qui n’est pas sur notre carte, nous voulons descendre. Après lui avoir payé la course (même en négociant, on s’est fait arnaqué), on se rend compte qu’on est perdu.

Nous marchons donc un peu puis on rencontre un homme d’origine népalaise, très sympa, qui veut discuter en marchant et nous conseille finalement d’aller dans un autre resto similaire à celui qu’on cherchait mais mieux, selon lui. Il nous commande un autre rickshaw en lui expliquant le trajet exacte et en imposant le prix de la course à 20 rp. C’est le prix habituel, la moitié du premier un peu plus tôt. Celui là ne nous perd pas mais nous amène bien devant le restaurant conseillé.  

C’est aussi une cuisine végétarienne fraîche et excellente mais un peu plus épicée. Nous avons pris un thali mix, mélande de plusieurs plats en petite quantité. Moi, j’ai eu du mal. Vivement Calcutta où la cuisine bengalaise est moins épicée.

Dans ce restaurant, où il n’y avait que des indiens plutôt de classe aisée (nous sommes à New Delhi), il y avait une petite fille d’environ 3 ans, maquillée de khôl, ce qui rendait son regard magnifique. Pascal a demandé l’autorisation a son père pour la photographier.

Il a accepté et la grand-mère gémissait des « chipiti-chipiti » pour faire sourire la petite. C’était très touchant qu’ils acceptent et participent, ils semblaient même un peu fiers.

Après le déjeuner, nous sommes aller au Fort Rouge mais nous ne l’avons pas visité. Il faisait chaud, nous avons cherché à aller dans le parc près du fort mais ne l’avons pas trouvé. Finallement, après s’être encore perdus, nous reprenons un rickshaw pour revenir sur Pahar Ganj. Une bonne sieste s’impose vue la chaleur.

Nous redescendons dans la rue pour dîner encore au Madan Café. Un lassi à la papaye cette fois-ci, aux vertus digestives, et encore un genre de ragoût épicé aux légumes. Nous sommes installés à la table de dehors et nous faisons connaissance avec un italien, d’origine belge, qui parle couramment le français. Il y a aussi sa copine mais qui parle déjà avec un vieux bab’. Le jeune nous explique son voyage, nous raconte sa courte experience de l’Inde (il n’est là que depuis 10 jours). Il est vraiment cool. Enfin ! On discute entre routards ! Sa copine entend que nous descendons sur Calcutta dans deux jours. Elle nous montre le journal d’hier qui parle d’un cyclone ayant touché samedi dernier la région de Calcutta. Il y a eu une trentaine de morts. Ouais, pas cool. La mousson aurait-elle commencé ? On verra sur place.

Après le repas, on s’en va rencontrer un marchant d’épices que nous avons vu la veille. Il doit nous amener dans une rue où vivent des pauvres car on voudrait leur donner des vêtements d’enfants que Claire a ramené exprès. Nous savons que les donner dans la rue n’est pas une chose à faire car on pourrait créer une petite émeute, des bagarres entre les enfants. Son store est fermé alors qu’il est 21H. Il nous avez peut-être parlé de 9h du matin ?! On reviendra donc demain.

En rentrant, nous nous promenons un peu puis je décide de faire un tatoo au henné sur le pied. Il faudra que je rentre pieds-nu jusqu’à l’hôtel mais heureusement il n’est qu’à une trentaine de mètres. Avant de s’endormir, une coupure de courant générale touche tout le quartier. Si plus de clim’, il va falloir sortir la moustiquaire. Mais tout rentre dans l’ordre rapidement. Un deuxième journée bien fatiguante se termine déjà.

Publié à 10:35, le 27/05/2009 dans Delhi, New Delhi
Mots clefs : hennéFort RougeConnaught PlacePahar GanjThalivoyage
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